LE BRUIT UN TUEUR SILENCIEUX

    LE BRUIT UN TUEUR SILENCIEUX

     

    De plus en plus de coups de gueule et de remarques se font entendre à propos de ce fléau que constitue le bruit. Il est devenu un tueur silencieux.

     

    Chaque année le bruit est responsable de plus de 10 000 morts dans l’Union Européenne (Agence Européenne de l’Environnement : rapport du 19 décembre 2014).

     

    Facteur de stress, de troubles du sommeil et d’hypertension, le bruit produit notamment des maladies cardio-vasculaires.

     

    Toujours selon l ‘A.E.E., 24% de la population européenne (125 millions d’individus ) sont soumis à un niveau sonore  de 55 décibels; 20 millions d’entre eux s’estiment victimes d’une gêne et 8 millions connaissent des troubles du sommeil.

     

    Certains musiciens disent du bruit qu’il est un son qui n’est pas de la musique. Le bruit est un ensemble de sons sans harmonies. On parle aussi de nuisances sonores, de pollutions sonores et on y est affronté dans la vie privée comme dans la vie professionnelle. Il est devenu un enjeu de santé publique et fait l’objet de règlements.

     

    Car être exposé à plus de 55 décibels n’est pas uniquement gênant mais cela est aussi mauvais pour la santé. L’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S) affirmait qu’à partir de 55/55 décibels que le risque d’hypertension, d’infarctus et d’accident cardio-vasculaire commencent à s’accroître. Quant aux enfants , le bruit provoquerait des troubles de l’attention et perturberait le cursus scolaire.

    Nous devons prendre conscience de la nécessité de faire moins de bruits, de baisser les niveaux sonores.  Des fabricants l’ont compris qui demandent à leurs clients de ne pas dépasser un niveau d’écoute de leur appareils audio. De même les individus qui prennent leurs voitures pour une boîte de nuit devraient réfléchir sur leur futur de mal-entendants ou de sourds. De même les vibrations causés par le bruits ont des effets sur le squelette de l’être humain.

     

    Certains d’entre nous devront changer leurs comportements égoïstes et irrespectueux. Je parle de ceux qui se garent et n’arrêtent pas leurs véhicules diesel , les laissant en marche des dizaines de minutes, de ceux qui klaxonnent à tout bout de champs, quand ils ne s’amusent pas dans des dérapages imbéciles. De même, les animations ont leur intérêt et comblent nos loisirs. Mais il faut savoir garder des limites horaires mais aussi sonores. Les activités culturelles ne doivent pas être sources de fortes nuisances sonores. Le bruit devient alors un fléau.

     

    LE BRUIT UN TUEUR SILENCIEUX

     

    Il suffit de respecter les règlementation et de réduire les niveaux sonores inutiles et dangereux pour l’audition. Les maires et les magistrats disposent d’un arsenal juridique pour sensibiliser et sanctionner les fautifs. Il serait indispensable de demander aux fautifs de baisser le son car cela est bon pour les autres mais aussi pour eux.

     

    Nous vivons malheureusement dans le bruit. Travaux divers, circulation, klaxons intempestifs, télés ou autres chaînes hi-fi fleurissent dans notre environnement. Certains ont l’air de s’y complaire inconscients du mal qu’ils se font. Même les plages ne sont plus des lieux de tranquillité et les nuisances sonores de toutes sortes viennent troubler un après-midi serein sur le sable des plages.

     

    Les conséquences néfastes sur la santé ne sont plus une hypothèse mais une certitude. L’ O.M.S a conclu que le bruit était le 2e facteur de dommages sanitaires après la pollution atmosphérique. Ses effets négatifs sur le sommeil provoquent fatigue , somnolence et anxiété.  Il a des conséquences négatives sur notre cœur et est susceptibles de provoquer des effets cardio-vasculaires permanents, de l’hypertension, et l’ischémie cardiaque.

     

    L’exposition aux nuisances sonores nocturnes augmente la sécrétion d’hormones telles que l’adrénaline et la noradrénaline. L’élévation du taux de ces hormones peuvent engendrer des complications cardiovasculaires, l’élévation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.

     

    La gêne occasionnée par le bruits peut entraîner des stress à répétition. Or on sait que le stress est la « maladie » de ce 21e siècle. Le bruit peut conduire à de l’irritabilité et à des comportements agressifs pouvant aller à une extrême violence. Chez les jeunes,  l’exposition au bruit est à l’origine des déficits auditifs. Cela commence souvent par une écoute amplifiée des smartphones.

     

    LE BRUIT UN TUEUR SILENCIEUX :  Il faudra rompre cette tuerie silencieuse et les conséquences du bruit sur notre santé et notre audition mais aussi celles des jeunes.

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