LE STRESS

LE STRESS

Le stress

L’agitation, peu de temps de calme, le chronomètre et le stress

Le stress empoisonne l’existence rendant la vie désagréable jusqu’à nous rendre malades. 80%  des consultations médicales seraient liées au stress.

Pour certains, c’est une maladie des temps modernes ; pour d’autres le stress existe depuis que le monde est monde ou pour la moins depuis Adam et Eve. On peut penser que les hommes préhistoriques ressentaient le stress lorsqu’ils chassaient les mammouths ou les ours. Face aux dangers, le cerveau libère des hormones qui permettent une mobilisation intense de l’énergie et une augmentation de la force musculaire. On peut dire que toutes les créatures vivantes éprouvent des états de stress et mettent en place les mécanismes d’auto-protection et d’adaptation : chair de poule , érection des poils, accélération du rythme cardiaque, tension musculaire…et bien d’autres réactions. On se retrouve face à deux solutions possibles :  la fuite ou le combat (faire face). Tous ces mécanismes sont inscrits dans notre patrimoine génétique.

 

Le père du stress , Hans Selye affirme que sans le stress , il n’y aurait pas de vie.  Il décrit la situation comme un syndrome général d’adaptation ou le stress est l’ensemble des réactions de l’organisme face à l’agression des d’agents extérieurs. Ce sont des mécanismes d’adaptation aux changements.

Et la vie est avant toute chose, une suite de changements. C’est pour cela , il faudra distinguer le stress normal ou positif et le stress négatif. Le stress positif stimule et favorise l’accroissement des performances de l’individu. Le stress négatif, quant à lui, est destructeur pour l’organisme.

Le mot stress est d’origine anglaise : « distress » veut dire affliction et définit une réaction d’adaptation de l’organisme à des agents physiques et psychiques. Ce vocable est généralement utilisé pour parler de tension, de pression, de surmenage.

 

Le stress

Maladie des temps modernes

DES MECANISMES BIOLOGIQUES

Biologiquement , le stress implique le système nerveux. Le système nerveux cérébro-spinal commande les réactions et les déplacements de l’être humain mais en complémentarité, un second système nerveux gère les fonctions vitales de l’organisme : il s’agit du système neuro-végétatif  ou système nerveux autonome.

 

LE SYSTEME NEURO-VEGETATIF :

C’est le garant du fonctionnement des viscères et les fonctions vitales de base : respiration, circulation, digestion , excrétion. En d’autres termes , il favorise les constantes biologiques telles que la respiration, les battements cardiaques, la pression sanguine. Il régule la température interne ainsi que l’acidité et l’alcalinité.

Le système neuro-végétatif englobe 2 systèmes qui agissent l’un par rapport à l’autre : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

  • Le système nerveux parasympathique : situé dans la partie latérale de la moelle épinière, il produit de l’énergie et joue un rôle de protection et d’alerte. Il régule la pression sanguine des artères. Il agit grâce à deux médiateurs chimiques : l’adrénaline et la noradrénaline.

  • Le système nerveux parasympathique : il est constitué de l’ensemble des nerfs issus de la région cérébro-spinale ( partie la plus basse de la moelle épinière). Il se met en marche quand l’organisme est au repos.  Sa fonction est d’alimenter, de régénérer le métabolisme et de restaurer l’énergie. Il agit par l’intermédiaire du médiateur chimique : l’acétylcholine.

Un stress permanent conduit à l’épuisement du système sympathique et à l’hypertonie du système parasympathique. Ce dernier n’arrive plus à régénérer le métabolisme.

Le stress au quotidien

Le stress saisit tout le monde est fait partie de la vie

Le stress et le relax spont très proches

Le stress est présent au quotidien. Peu de choses peuvent nous soigner et alors relax

 

LE STRESS : LES REPONSES DE L’ORGANISME :

Comme pour beaucoup de choses dans la vie , les individus ne sont pas égaux face à  la réceptivité au stress. Celle-ci varie selon les individus, leur environnement, leur milieu familial, leur passé mais aussi leurs gènes et leur terrain biologique. Face à une situation similaire, certains peuvent ressentir de l’excitation et d’autres peuvent éprouver une sensation de malaise. Mais physiologiquement , les modifications chimiques sont les mêmes : elles se traduisent par une augmentation de la pression sanguine, une accélération des battements du cœur et de la respiration, de l’afflux des hormones vers certains organes.

Les réponses de l’organisme au stress sont multiples et ses manifestations extérieures peuvent être différentes : afflux de sang au visage ou au contraire visage pâle, sueurs, mains moites, tremblements .

 

D’autres symptômes comme une sensation d’oppression dans la poitrine, un nœud à l’estomac peuvent intervenir mais aussi une crise de tétanie, de la spasmophilie, une crise de tachycardie. Si le stress est fort , des problèmes digestifs sont susceptibles d’apparaître rapidement comme des diarrhées ou des constipations, l’anorexie, des gastrites ou de l’aérophagie.

Des symptômes respiratoires tels la bronchite chronique , l’asthme mais aussi des problèmes génito-urinaires, la frigidité, l’éjaculation précoce, l’impuissance ou l »excès de libido sont aussi des conséquences possibles d’un état de stress.

 

LES SYMPTÔMES DU STRESS :

 

Les symptômes physiques :

  • les tensions musculaires

  • les troubles digestifs

  • Insomnies et manque d’appétit

  • les maux de tête

  • les vertiges

  • le souffle court

  • la fatigue

 

Les symptômes émotionnels et mentaux  :

  • Agitation

  • Irritation

  • Indécision

  • Inquiétude

  • Anxiété

  • Mélancolie

  • Baisse de la libido

  • Difficulté à se concentrer

  • Baisse de l’estime de soi

 

Les symptômes comportementaux :

  • Tendance à s’isoler

  • Perception négative de la réalité

  • Difficultés relationnelles

  • Désorganisation

  • Absentéisme

  • Consommation accrue de tabac, café, de sucre , de chocolat, d’alcool et de drogues

  • Fuite face aux situations exigeantes

L’ENVIRONNEMENT : UN DES FACTEURS DU STRESS

 

Le stress prend dans nos sociétés contemporaines une toute autre nature résultant davantage des réactions psychologiques ou émotionnelles. Son point final reste une lutte physique ou la fuite face à ce combat.

De nombreux événements malheureux sont facteurs de stress. Le premier des cas reste le décès d’un proche et le deuil qu’il en résulte. Le divorce, un déménagement, une agression, un accident… font partie des situations très communes qui provoquent le stress. Mais des événements heureux peuvent provoquer du stress : un mariage , un baptême, une naissance, la réussite à un concours, la remise d’un prix. On en conclut que tout événement qui entraîne une vive réaction psychologique et émotionnelle chez un individu peut être perçu comme du stress.

 

La vie urbaine avec ses bouleversements sociaux, ses chocs , ses traumatismes, la vie de famille et ses difficultés, une vie trépidante, des changements rapides, des sollicitations multiples auditives ou visuelles sont autant d’éléments pour nous mettre dans une situation de stress. Des effets perturbateurs secondaires peuvent être provoqués par les antennes relais de téléphone, les affichages publicitaires ou audiovisuelles, la conduite automobile, les embouteillages. L’environnement contemporain avec ses excès, ses agressions, ses sollicitations et toute une panoplie de facteurs et d’agents nous conduisent à ces situations de stress.

Les agents stressants sont nombreux : le stress physique , le stress psychologique et toutes les pollutions sonores, électriques, chimiques, la pollution atmosphérique, les excitants de toutes sortes ( café , thé , drogues, alcools), les brusques changements du climat et le surmenage.

Autres causes d’origine somatique, ce sont les épines irritatives et les lésions ostéopathiques. Ces lésions peuvent générer des foyers inflammatoires et peuvent endommager un organe , une articulation, une glande et même tout le système nerveux.

 

Pire encore reste le stress au travail. Les individus, auxquels on demande de plus en plus, sont sous pression. Certaines professions sont signalées comme très stressantes ( cadres supérieurs, sportifs de haut niveau, commerciaux en font partie et bien d’autres encore). Les conditions de travail peuvent avoir un grand impact : comme les métiers à risques, ceux exposés aux nuisances sonores, à l’obscurité. Les conditions provoquent des symptômes secondaires.

 

De même, avec l’envahissement de l’informatique et des moyens modernes de l’information, l’environnement du travail a été bouleversé ces dernières décennies. On travail en réseau et le travail est plus flexible. Des changements permanents nous déstabilisent et des défis nous sont continuellement demandés. Toujours plus, toujours plus ! Ce sont les nécessités d’adaptation ou de réaliser des objectifs qui provoquent le stress et nous déstabilisent. Les charges de travail et les sollicitations diverses demandent des réponses souvent urgentes. De même, la concurrence entre individus, les pressions diverses nous déstabilisent. Les individus semblent plus liés à la rentabilité qu’à un environnement social. Le harcèlement moral peut être destructeur, provoquer des insomnies, des angoisses, des nausées et vomissements. Il peut conduire à la maladie  ( dépression) et même au suicide.

 

L’urgence serait donc d’améliorer son environnement de travail pour diminuer le stress.

Les premiers efforts qui peuvent être faits peuvent concerner les conditions de l’activité, les bruits , les poussières, les vibrations , toutes ces nuisances qui pourrissent notre vie quotidienne. Réfléchir sur l’organisation et la communications dans l’entreprise : envisager des horaires variables et plus adaptées, le partage des postes, l’étalement de la durée du travail et la participations de tous à cette nouvelle organisation peut générer des résultats positifs car le stress au travail a un coût considérable ( près de 300 milliards de dollars par an ) selon le Bureau International du Travail. Cette évaluation englobe l’absentéisme, les pertes de productivité, les indemnités des organismes de santé et des frais médicaux. Dans l’Union Européenne , ce sont 41 millions de salariés qui sont concernés par des problèmes de santé liés au stress au travail et cela coûte 20 milliards d’euros.

 

Selon la médecine , le stress augmente les risques cardio-vasculaires et provoque des risques musculaires. On estime à plus de 10% le nombre de salariés souffrant de dépression, d’anxiété et de dépression. Autre chiffre : plus de 10 000 japonais succombent chaque année des conséquences du stress et une étude américaine a déterminé que le stress causait 60 à 80% des accidents de travail et pour conclure en 2020, le stress pourrait être la 2e cause d’invalidité en France.

 

LE STRESS ET SES CONSEQUENCES SUR LA SANTE

 

Les études médicales ont déterminé que le stress était à l’origine de certains maux et maladies. Le stress chronique peut avoir des conséquences majeures sur la santé : du sida au cancer en passant par l’obésité, il est dangereux pour l’équilibre psychologique et physique. Il déclenche des douleurs quasi permanentes ou des maladies organiques. Dans des cas extrêmes , il peut amener à la mort.

Quand le système parasympathique n’arrive plus à réguler les fonctions  principales, le stress chronique peut conduite à des états dépressifs, à des problèmes hormonaux, des soucis de mémorisation. Beaucoup de personnes stressées souffrent de spasmophilie, de fatigue chronique, d’asthme, de polyarthrite….

  • Les maladies cardio-vasculaires :  Le cœur est sollicité par des augmentations de son rythme et par la contraction des artères.  Des palpitations peuvent s’ensuivre. Les risques cardio-vasculaires sont alors accrus. Hypertension, infarctus du myocarde, accidents cardio-vasculaires sont des problèmes de santé graves provoqués par un cœur trop sollicité.

  • Les maladies respiratoires : l’abdomen est le premier à réagir aux agressions extérieures. Aérophagie, ulcère d’estomac, colites spasmodiques, douleurs fréquentes de l’abdomen sont le lot des individus atteints par le stress chronique

  • Les maladies de la peau :  le stress entraîne une vaso-constriction des vaisseaux de la peau. Urticaire , psoriasis, eczéma, dermites se développent alors.

LE STRESS ET LE SYSTEME IMMUNITAIRE :

 

Les études ont établi des liens entre le développement d’un cancer , du sida avec le stress. Une spécialisation nouvelle a vu jour : la neuro-psycho-immunologie. Sur le plan biologique, on assiste à une baisse du nombre et de l’efficacité des lymphocytes dans le sang.

 

LE STRESS ET L’OBESITE :

 

Le stress stimule l’accumulation des graisses. On a constaté chez les personnes sujettes à l’obésité viscérale une activité renforcée du système nerveux sympathique. La prise de poids est souvent associée à l’anxiété et à la dépression et est plus notable chez les personnes qui s’imposent des restrictions alimentaires.

 

UN PROCHAIN ARTICLE EXPLIQUERA COMMENT GUERIR LE STRESS

Car il est de l’ordre du possible d’apprendre à mieux résister au stress physiquement et mentalement. Il faut tout simplement du temps pour le faire et pour le réduire à minima.

 

LE PERE DU STRESS : HANS SELYE

Hans Selye (1907-1982) : Physicien et endocrinologue d’origine autrichienne, il a enseigné à L’université de Montréal au Canada. Il fut directeur de l’ Institut de Médecine Expérimentale et de chirurgie. Il a développé une théorie de l’impact du stress et a conduit des recherches sur l’aptitude des individus à s’adapter au stress d’une maladie ou des blessures. Il expose particulièrement l’importance de la réaction émotionnelle face au stress. Les symptômes qu’il a observés ont reçu le nom de syndrome général d’adaptation. Il a écrit 30 essais et plus de 1 500 articles sur le stress et les problèmes qu’il génère.

About the Author Maxence76

Je suis Maxence. Agé de 63 ans , je suis père et grand-père. Beaucoup de choses sont arrivées dans ma vie familiale, professionnelle , mon cursus. J’ai eu l’avantage d’avoir des enfants et des petits enfants qui n’ont eu que des soucis secondaires. Tous m’ont donné satisfaction mais les choses n’ont jamais été faciles. il a fallu s’atteler et leur montrer la route pour éviter un maximum d’écueils.

follow me on:
>